Un moment pour remercier…

La vie continue et ce n’est pas tous les jours facile, mais la première chose à faire, la chose la plus importante, c’est de remercier, de vous remercier, tous ceux qui nous ont aidés, et continuent de nous aider.

Mais avant de remercier des personnes en particulier, nous devons être incroyablement reconnaissant de la chance que nous avons eu, de comment les choses se sont passées. Carole n’a pas souffert, et ensuite tout – tout ! – s’est enclenché presque naturellement, Bertrand d’abord, puis les amis, Stéphanie, ancienne de l’EPF, que Carole a pu voir et qui a éclairé son visage – l’EPF avait été si importante pour elle – ensuite de tous les gens qui ont été présent ce dernier jour pour l’accompagner, de BoostInLyon, Geneviève, les enfants, je n’arrive plus à me souvenir de qui était là, mais toute la journée nous avons été, elle a été, accompagnée, et ensuite toute la semaine, jusqu’à aujourd’hui même, nous avons toujours eu des gens au bon moment.

Ce n’est pas le quoi qui est important, c’est le comment : on peut résister à tout, mais ce qui fait la différence, c’est comment on le prend, comment on l’accepte, et surtout, surtout, comment les autres vous soutiennent…

Maintenant… je vais être un peu direct et nommer ceux, et surtout celles, sans lesquels ce moment aurait été très difficile.

D’abord, Marie B*** (ceux qui la connaissent… sauront de qui je parle 🙂 ) : un pilier sur lequel se reposer. Sans Marie, je n’aurais pas réussi à tenir la première semaine, à organiser la cérémonie, et faire tout ce qu’il fallait faire pour que tous puissent y assister, y participer… Avoir une aide, un soutien, matériellement sur les choses à faire, les gens à voir, mais encore plus savoir que les moments de vide, d’absence, ne seraient pas solitaire mais avec une personne forte. Marie, tu avais été l’adjointe de Carole à San Francisco, et tu as été mon adjointe pendant une semaine… merci.

Ensuite, les Parisiens courageux qui sont venus immédiatement, Gaëlle, Eric… Toute l’équipe de BoostInLyon, Clémence, Jade, Solène, Rémi,… Merci à Serena qui était venue de Californie juste pour passer deux semaines avec nous, et qui s’est retrouvée au milieu de l’ouragan, mais qui a tenu la maison, m’a fourni en romans policiers… Merci à Sylvain Ramousse aussi pour sa présence et son aide pour Camille.

Enfin bien sûr tous ceux et surtout celles qui sont passées, restées,… Anne P., Sophie N., Anabel B., Stéphanie G., Anne-Cécile G., Hervé G., Stéphane B., Nicolas H…., Je vais en oublier ! Merci à l’Atelier des Media, à Céline, à Pascale Lagahe bien sûr, sans laquelle nous ne serions pas à Lyon ! Justement, sur Lyon — une petite mention à Gérard qui m’a appelé pour m’exprimer en personne ses condoléances ! Que j’ai remercié donc, pour avoir fait de Lyon une ville ou, je crois, les gens sont presque aussi heureux qu’à San Francisco quand nous y étions (et aussi pour avoir remercié les divers gouvernements de ne jamais lui avoir donné un poste de ministre, qui l’aurait fait partir de Lyon… 🙂 )

Merci au Père Olivier Petit pour son incroyable ouverture, et sa manière d’expliquer simplement des choses compliquées… Merci aussi aux scouts bien sûr, aux musiciens de l’Eglise – et à tous les musiciens ! – Merci à toute ma famille, et à Geneviève, et Gérard, en particulier, qui nous ont pris en charge, Camille Clémence et moi, au milieu de toutes ces complexités,

Enfin, je sais que c’est en partie le hasard qui a permis à ceux ci de m’aider autant, plutôt que d’autres… Je sais aussi que quelques personnes n’ont pas été au courant à temps, et j’en suis bien désolé, donc je remercie aussi tous ceux qui auraient pu être là, auraient pu nous aider…

Je veux aussi mentionner quelques oeuvres qui ont été importantes aussi :

  • De Guerre Lasses, le documentaire de Laurent Becue-Renard sur des femmes qui ont perdu leurs maris à Srebrenica, m’avait déjà aidé à comprendre ce qu’est un départ, une disparition, une absence… et comment on peut faire face. Allez le voir, c’est un très bel hymne à la vie. Merci Laurent aussi pour les échanges que nous avons eu, aussi.
  • Merci à Sami Mustafa, qui m’a donné un perspective différente sur le décès. C’est lui qui m’a dit « let the storm be storm, let the sun be sun ». Sami est le réalisateur de Trapped by law.
    Plus généralement merci à tous ceux qui m’ont montré des manières différentes de vivre ces moments, que ce soit de San Francisco, d’Afrique, d’Asie, comme musulmans, catholiques, protestants…
  • Le Decalogue de Krzysztof Kieslowski m’a accompagné depuis des années, et m’avait certainement aidé déjà à accepter ce qu’il y a de ténu, d’imperceptible, dans une relation, et encore plus dans une absence.
  • BigFlo et Oli pour leur chanson « je suis » et ses petits portraits de ce pays qui nous a beaucoup donné.
  • Des poèmes, car la poésie est peut-être la chose la plus importante dans les moments de deuil (merci à Marylène DD de m’avoir appris cela). Yeats pour moi, Verlaine pour Camille (et BigFlo & Oli pour Clémence).

Enfin, merci à Facebook… qui m’a obligé à créer ce site ici, ayant bloqué tout accès au compte de Carole dès le lendemain du décès, sans prévenir ! Merci, ou pas, donc, de nous rappeler que la liberté sur internet n’est pas donnée.

Une réflexion sur “Un moment pour remercier…

  1. Cher camarade,

    très touché par ce bel hommage à ton épouse que je découvre, je propose que que nous évoquions sa mémoire et prions pour elle et votre famille à la messe du souvenir du GLAX, qui aura lieu le samedi 25 novembre à la chapelle des Jésuites (20 rue Sala, Lyon 2), si tu n’y vois pas d’inconvénient,

    bien cordialement,
    Jérôme Lenoir (X67)

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